La
profession notariale, au Québec, est semblable à celle que l'on retouve en
France. En revanche, la formation que reçoivent les notaires québécois n'est
pas exactement la même. De plus, l'image des notaires, au Québec, n'est pas
identique à celle de la France.
Les
personnes désirant devenir notaire doivent suivre un baccalauréat en droit (le
pendant de la licence, en France) d'une durée de trois ans, à l'université. Par
la suite, ceux-ci doivent faire un diplôme universitaire de second cycle en
droit notarial(nommé le Diplôme de droit notarial, DDN). C'est l'équivalent de
la master, en France. Ce diplôme est aussi appelé un DESS (diplôme d'études
supérieures spécialisées). Finalement, les futurs notaires font un stage d'une
durée de 32 semaines dans une étude de notaires, sous la supervision d'un
maître de stage. Suite à cela, il ne reste plus que l'assermentation auprès de
l'ordre professionel, la Chambre des notaires du Québec. Une fois ces quatres
étapes franchies, l'étudiant devient dès lors notaire et conseiller juridique
et porte, tout comme les avocats, le titre de "Maître". source: http://www.cdnq.org/fr/professionNotaire/jeunesse/)et
http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/publications/fr/professions-regies/Notaire.pdf)
Il peut aussi ouvrir son étude en solo ou s'associer avec d'autres notaires. À
titre informatif, les avocats, au Québec, doivent avoir suivis un baccalauréat
en droit, suivis d'une formation à l'école du Barreau, d'une durée de 8 mois
(ou 4 mois, de façon intensive). Par la suite, ils doivent faire un stage de 24
mois et être assermenté au Barreau du Québec (source: (http://www.barreau.qc.ca/devenir-avocat/cheminement/index.html).
L'image
classique, qui tend à changer, qu'a la population québécoise des notaires est
celle d'un vieil homme, solitaire, dans un vieu bureau sombre. Cette image est
sans doute lié au notaire Potiron, dans "Un homme et son péché,
Séraphin", une vieille émission québécoise des années 1950.
Aujourd'hui,
les notaires sont considérés comme étant des professionnels nantis faisant
parti d'une petite élite. En revanche, il faut avouer que les notaires sont
très bien "cotés" dans l'esprit des Québécois. Les notaires suivent,
après les médecins et les pompiers, parmis les professions (ou métiers) dont on
peut avoir le plus confiance. La profession notariale est peu connue, malgré
que les gens pensent automatiquement au notaire quand ils veulent faire un
document fiable et clair, outre le fait que les notaires ne soient qu'associés
aux testaments et aux transactions immobilières.
La
profession, comme plusieures professions au Québec, tent à se féminiser. Il y a
environ 50% de femmes notaires, au Québec. Notons qu'il y a 3400 notaires dans
la province (la seule au Canada, en raison de sa distinction au plan
juridique). (source: http://www.
cdnq.org/fr/professionNotaire/jeunesse/)
Au
Québec, étant un province bijuridique, le droit civil côtoit la "common
law". Les notaires font donc conccurence aux avocats, dans certains
domaines. Par contre, les notaires possèdent tout de même les prérogatives
notariales traditionnelles. Notamment celles des rédactions des hypothèques
immobilières et la rédaction de contrats de mariage. C'est sur ces points-ci et
plusieurs autres que les avocats et les notaires ne s'entendent pas beaucoup.
Les avocats désirent voir le monopole qu'ont les notaires, diminuer. En plus,
le législateur québécois a permit aux notaires de marier civilement des personnes.
Depuis 1994, où il y a eu la mise en vigueur du nouveau Code civil du Québec,
le législateur a enlevé certains pouvoirs qu'avaient les notaires, mais lui en
a donné de nouveaux, dans d'autres domaines.
Depuis
environ 5 ans, la professions attire de plus en plus d'étudiants finissants le
bacc en droit. Pendant près de 10 ans (dans les années 1990) peu d'étudiants
s'inscrivaient dans le DDN. La profession tombait dans l'oublie. Depuis 2 ans,
la Chambre des notaires du Québec a entreprit une vaste entreprise publicitaire
pour faire connaître la profession à la population, en faisant des publicités
de télévision et en allant dans les facultés de droit québécoise (Université du
Québec à Montréal, Université de Montréal, Université Laval, Université de
Sherbrooke et la section de droit civil de la faculté de droit de l'Université
d'Ottawa) pour expliquer la profession aux étudiants.
La
profession demeure toutefois une des professions les plus respectées et la plus
vieille au Canada, datant de la Nouvelle-France (en 1648). On raconte même que
le roi Louix XIV avait interdit la venu d'avocats en Amérique, de peur de voir
des conflits naîtrent. De là tire la très bonne réputation dont jouissent les
notaires québécois. Ils ont été présent auprès de la société québécoise depuis
près de 400 ans. Ils ont même participés à l'évolution de la province,
notamment à titre de patriotes, lors des rébellions de 1839, pour la seule
région américaine (dans le sens du continent, certes) où l'on parlent le
français. LONGUE VIE AUX NOTAIRES DU QUÉBEC.
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