La stabilité institutionnelle qui prévaut au Maroc
contraste avec celles qui agitent d’autres pays de la région que sont la
Tunisie ou l’Egypte. Pour autant, le Royaume chérifien doit encore
confirmer sa stabilité dans les faits.
Alors que la Tunisie et l’Egypte sont en pleine tourmente
institutionnelle depuis le passage du Printemps arabe, le Maroc poursuit
son bonhomme de chemin. A peine effleurée par la vague révolutionnaire,
le Royaume chérifien ressemble à un îlot de stabilité, c’est ce qu’a
relevé le Forum de Paris, qui a rassemblé la semaine dernière 750 chefs
d'entreprise et hommes politiques à Casablanca.
Si la zone du Maghreb est en pleine crise, ce n’est pas trop le cas
au Maroc avec une croissance de 5,5% prévue cette année par le Fonds
Monétaire International (FMI).
Mais cette vision idyllique de la stabilité institutionnelle ne doit
pas cacher les gros problèmes auxquels doit faire face le gouvernement
marocain, à savoir le double déficit budgétaire et de la balance des
paiements, mais aussi le taux de chômage galopant, surtout auprès des
jeunes. Si le pays compte sur sa main-d'œuvre bon marché pour soutenir
ses points forts traditionnels que sont l'agriculture, les centres
d'appels, l'automobile, le textile, l'aéronautique, tout en s’ouvrant à
d’autres secteurs, le Royaume a encore du pain sur la planche avec un
niveau de chômage et une pauvreté de la population effet préoccupants.
C’est dans cette optique que le gouvernement a décidé pris certaines
mesures, comme réduire la pression fiscale sur les très petites
entreprises en abaissant la pression fiscale de 30 à 10 %. Mais le
gouvernement a également décidé d’exonérer, pendant un an, les charges
sociales du salaire de tout jeune embauché en CDI.
Est-ce que ces mesures font suffit à confirmer la stabilité du Maroc ?
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