jeudi 31 janvier 2013

Un Notariat uni, rien ne lui résiste !


“ Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho contre son âme aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.”
Jean Jaurès
l

Cher(e) Ami(e)
C’est parce que nous sommes Notaires…que nous votons !
Entre les notaires qui diront “ à quoi bon ” et les résignés, la mobilisation des
notaires autour des élections de leurs conseils régionaux et de leur conseil national
semble frappée du sceau de l'indifférence.
Comme si aucun débat autour de ces élections n’était nécessaire, comme sipersonne ne réclamait les résultats d’un bilan, comme si personne ne souhaitaitcommuniquer sur la réalité du notariat.
Ensemble, nous espérons fermement que ces élections se dérouleront, avant lescrutin, au cours du scrutin et à l’annonce des résultats, dans la dignité et laconfraternité mais aussi dans le respect absolu de la loi et des principes unanimementadmis en matière électorale. Sans cela, nos conseils ne seront ni cohérents, ni crédibles,ni indépendants.
Les abstentionnistes seront-ils les arbitres de ces échéances électorales ?
En effet, la vraie surprise pourrait bien, dans quelques mois, venir d’une abstention record. Au cours de ces dernières années, nous avons mesuré, à l'occasion des manifestations organisées par la Chambre Nationale, qu’une part croissante des notaires est tentée de se “retirer du jeu”, autrement dit, de s’abstenir de toute participation. Et, de manière inattendue et inquiétante, cette tentation étreint désormais tout autant les jeunes notaires que les anciens notaires.
Les électeurs se diviseront en deux groupes : ceux qui s’intéressent au devenir du
notariat et participent presque naturellement à son évolution, et ceux qui se sentent
peu ou pas concernés.
Or, du côté des premiers les conséquences de la “réforme” sur leur vie professionnelle et l’incapacité avérée de la profession à défendre un projet cohérent,en phase avec les attentes légitimes des notaires, constitue un puissant facteur de désengagement. Dés lors, pourquoi s'investir, pourquoi voter ? La déception est à la hauteur de ces attentes.
Certes, mue par la peur, l'habitude, le sens du devoir, une majorité de cette catégorie d'électeurs se rendra sans doute aux urnes, mais ses rangs seront clairsemés.
Le véritable enjeu réside cependant dans l'autre catégorie de ceux et de celles qui ont le sentiment que leur avenir chavire, qui n'arrivent pas à s'adapter aux contraintes de cette nouvelle loi, dont les journées tournent, de plus en plus, au vide et au désœuvrement.

Cher(e) Ami(e)
C’est parce que nous sommes Notaires…nous votons !
Entre les notaires qui diront “ à quoi bon ” et les résignés, la mobilisation notaires autour des élections de leurs conseils régionaux et de leur conseil national semble frappée du sceau de l'indifférence.
Comme si aucun débat autour de ces élections n’était nécessaire, comme personne ne réclamait les résultats d’un bilan, comme si personne ne souhaitait communiquer sur la réalité du notariat.
Ensemble, nous espérons fermement que ces élections se dérouleront, avant scrutin, au cours du scrutin et à l’annonce des résultats, dans la dignité confraternité mais aussi dans le respect absolu de la loi et des principes unanimement admis en matière électorale. Sans cela, nos conseils ne seront ni cohérents, ni crédibles, ni indépendants.
Les abstentionnistes seront-ils les arbitres de ces échéances électorales ?
En effet, la vraie surprise pourrait bien, dans quelques mois, venir d’une abstention
record. Au cours de ces dernières années, nous avons mesuré, à l'occasion manifestations organisées par la Chambre Nationale, qu’une part croissante notaires est tentée de se “retirer du jeu”, autrement dit, de s’abstenir de participation. Et, de manière inattendue et inquiétante, cette tentation étreint désormais tout autant les jeunes notaires que les anciens notaires.
Les électeurs se diviseront en deux groupes : ceux qui s’intéressent au devenir notariat et participent presque naturellement à son évolution, et ceux qui se sentent peu ou pas concernés.
Or, du côté des premiers les conséquences de la “réforme” sur leur professionnelle et l’incapacité avérée de la profession à défendre un projet cohérent,
en phase avec les attentes légitimes des notaires, constitue un puissant facteur désengagement. Dés lors, pourquoi s'investir, pourquoi voter ? La déception est hauteur de ces attentes.
Certes, mue par la peur, l'habitude, le sens du devoir, une majorité de catégorie d'électeurs se rendra sans doute aux urnes, mais ses rangs seront clairsemés.
Le véritable enjeu réside cependant dans l'autre catégorie de ceux et de celles ont le sentiment que leur avenir chavire, qui n'arrivent pas à s'adapter aux contraintes de cette nouvelle loi, dont les journées tournent, de plus en plus, au vide désoeuvrement.
Depuis la promulgation de la 32/09, ils n'ont plus le sentiment d'être écoutés ni l'ambition de se faire entendre. Ils se retireront eux mêmes, persuadés qu'ils ne se sentent pas concernés. Ceux-là même dont la tentation naturelle est de déserter les grands rendez vous de la profession. Ceux-là même que nous devons concrètement moment où à travers le monde, le notariat évolue chaque jour, notre notariat se trouve, de l'avis même des notaires, fragilisé, voire menacé par “des forces apparentes occultes” qui guettent la première occasion pour l'affaiblir davantage, au point de l'éradiquer Comme vous le savez, un notaire est fait pour contribuer à l'essor de son pays, à la protection de l'investissement et de l'épargne, à la sauvegarde d'intérêts économiques sociaux. mission ne consiste pas, pour l'essentiel, à compter et à recompter les traits sur actes, ni à annexer inutilement des documents, ni à se préconstituer la preuve qu'il correctement accompli sa mission, ni à imaginer des clauses de précaution pour protéger sa responsabilité contre des sanctions, souvent disproportionnées. Ce notariat là, dont certains ont vanté avec emphase les vertus et la grandeur, est d'un siècle.
réforme, parlons-en, avec courage et responsabilité, à l'occasion de ces élections Engageons un débat sur les erreurs pour lesquelles nous payons au quotidien un lourd
Aujourd'hui, chaque notaire, conscient de sa mission sociale, a le sentiment que lui échappe, que tout se joue au-dessus de lui et même au dessus de ses représentants, de plus en plus divisés qui, au lieu d'échanger avec tous les notaires, parti pris, sans exclusion, des projets fédérateurs, préfèrent échanger entre eux, moyen de communiqués accusatoires, d'une intense virulence. Spectateurs impuissants de la dégradation de ces rapports, nous devons refuser que cette situation perpétue au sein de nos conseils.
Pour amener les notaires à réintégrer un débat de qualité, à se réinvestir, la seule
option, pour les candidats, serait de proposer un projet pour la profession, simple mais
mobilisateur auquel tous pourraient concrètement prendre leur part, de donner aux
et aux autres le sentiment qu'ils appartiennent concrètement à la grande communauté du notariat. leur montrer, en un mot, qu'on les respecte comme acteurs d'une belle profession, qu'on a pour eux une ambition et pas seulement qu'on a l'intention -généralement démentie par les faits - de les aider.
Depuis la promulgation de la 32/09, ils n'ont plus le sentiment d'être écoutés nil'ambition de se faire entendre. Ils se retireront eux mêmes, persuadés qu'ils ne sesentent pas concernés. Ceux-là même dont la tentation naturelle est de déserter les grands rendez vous de la profession. Ceux-là même que nous devons concrètement aider.
Au moment où à travers le monde, le notariat évolue chaque jour, notre notariat se
trouve, de l'avis même des notaires, fragilisé, voire menacé par “des forces apparentes
ou occultes” qui guettent la première occasion pour l'affaiblir davantage, au point de
l'éradiquer
Comme vous le savez, un notaire est fait pour contribuer à l'essor de son pays, à la
protection de l'investissement et de l'épargne, à la sauvegarde d'intérêts économiques
et sociaux.
Sa mission ne consiste pas, pour l'essentiel, à compter et à recompter les traits sur
des actes, ni à annexer inutilement des documents, ni à se préconstituer la preuve qu'il
a correctement accompli sa mission, ni à imaginer des clauses de précaution pour
protéger sa responsabilité contre des sanctions, souvent disproportionnées. Ce
notariat là, dont certains ont vanté avec emphase les vertus et la grandeur, est d'un
autre siècle.
La réforme, parlons-en, avec courage et responsabilité, à l'occasion de ces élections
! Engageons un débat sur les erreurs pour lesquelles nous payons au quotidien un lourd
tribut.
Aujourd'hui, chaque notaire, conscient de sa mission sociale, a le sentiment que
tout lui échappe, que tout se joue au-dessus de lui et même au dessus de ses
représentants, de plus en plus divisés qui, au lieu d'échanger avec tous les notaires,
sans parti pris, sans exclusion, des projets fédérateurs, préfèrent échanger entre eux,
au moyen de communiqués accusatoires, d'une intense virulence. Spectateurs
impuissants de la dégradation de ces rapports, nous devons refuser que cette situation
se perpétue au sein de nos conseils.
Pour amener les notaires à réintégrer un débat de qualité, à se réinvestir, la seule
option, pour les candidats, serait de proposer un projet pour la profession, simple mais
mobilisateur auquel tous pourraient concrètement prendre leur part, de donner aux
uns et aux autres le sentiment qu'ils appartiennent concrètement à la grande
communauté du notariat.
Essaid Boujida
De leur montrer, en un mot, qu'on les respecte comme acteurs d'une belle
profession, qu'on a pour eux une ambition et pas seulement qu'on a l'intention -
généralement démentie par les faits - de les aider.Candidat à ces élections, je vous
encourage vivement à voter librement, à exprimer vos idées, à les défendre, à faire état
de vos craintes, à élire les candidats de votre choix, capables de répondre à vos
attentes, à vos espoirs d'amender la nouvelle loi.
Je vous exhorte aussi à refuser toute appropriation de votre volonté, à rejeter les
calomnies et les contre - vérités, à condamner les méthodes et les procédés qui
s'opposent à l'éthique et aux valeurs de notre profession auxquelles vous êtes
attaché(e)
Je vous incite enfin, à dénoncer toute appartenance à une liste, à un clan ou à un
groupe, à concilier l'intérêt du notariat avec les devoirs de votre conscience, car nul
parmi nous ne doit être captif d'une mouvance;
En votant à ces élections, vous allez balayer tous les clivages qui fragiliseront
Convaincu de mon engagement, je me tiens à votre entière disposition pour
débattre avec vous des difficultés de la profession et de votre perception de son
devenir.
Veuillez agréer, Cher(e) Ami(e), l'expression de mes sentiments dévoués et de mon
profond respect.


Essaid BOUJIDA
Notaire
52, Boulevard Zerktouni - Casablanca
Tél. : 05 22 47 29 95 / 06 61 40 24 34
Fax : 05 22 47 29 98
Lettre d’information



1 commentaire:

  1. Dans mon dernier commentaire, j’ai parlé de valeurs fondatrices de la profession notariales sans évoquer ces valeurs qui sont les points cardinaux du notariat soit : l’intégrité, la loyauté, le respect et la rigueur. Ces valeurs constituent des points de repère et d’ancrage permanents qui doivent, au quotidien, guider toutes nos actions. Le non diffusion de ces valeurs parmi les membres de la profession fait que la confiance du public dans la profession a été ébranlé. Ceux qui gouvernent le notariat au Maroc n’ont malheureusement pris aucune mesure qui vise le respect de ces valeurs et surtout de les faire traduire en des comportements réels. Au contraire, ils ont, dans beaucoup de situations, privilégié leurs intérêts personnels au détriment de ceux de la corporation. Comment donner l’exemple alors qu’ils ne peuvent être cet exemple…je crois que parmi les grands chantiers de la profession dans les années à venir est le recentrage sur les valeurs de la profession…

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